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77 ans d'enthousiasme : Ressouvenirs
François Bluche
Livre
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Année :
2006
Editeur :
Editions du Rocher
EAN13 :
9782268057576
Notre référence :
21658
Nombre de pages :
410

Présentation de l'éditeur
François Bluche, connu du grand public depuis son Despotisme éclairé (1968) et son Louis XIV traduit d'Oxford à Moscou, n'est pas seulement historien. A l'instar de son maître Pierre Gaxotte, il quitte volontiers les sentiers battus. Il se transforme en polémiste (Lamentable Clio), en critique (Le Petit Monde de la comtesse de Ségur), en théologien (La Foi chrétienne). Au grand scandale de ses collègues de Sorbonne, il a même tâté du roman historique avec Le Journal secret de Louis XIV (éditions du Rocher, 1998). Ne restait qu'à devenir mémorialiste: c'est à la mode. Il s'y est risqué en 1991 (Le Grenier à sel, éditions de Fallois). Nous n'avons pas voulu le rééditer sans retouches ni corrections, et sans chapitres nouveaux. C'est aujourd'hui 77 ans d'enthousiasme, témoin d'une vie atypique, studieuse, parfois aventureuse, toujours un peu baroque. On y trouvera des portraits inédits Bernard de Fallois, Roger Wybot curieusement déguisé en astrologue, Jean Raspail et Vladimir Volkoff. Mais le même dosage d'humour et de tendresse. Il sera question de snobs et de sots, de chats de gouttière et du royaume de Patagonie, des Salons du livre et de la fin de Satan.

 


Recension

n°173

Universitaire et solide historien, François Bluche s’était mué, il y a de cela une quinzaine d'années, en mémorialiste, avec un livre autobiographique « à la bonne franquette » : Le Grenier à sel. Ce livre, épuisé chez le premier éditeur, nous revient aujourd’hui, mais augmenté, complété, et sous un titre nouveau.
On ne s’en plaindra pas. C’est un plaisir, en effet, d’accompagner ce vieux jeune homme pétulant autant que spontané dans son singulier parcours, de recueillir tel mot, tel trait, jetés en passant, où le caractère (bougrement indépendant, et vif, et plus qu’un peu emporté) se peint au naturel, de prendre note d'une remarque, d’un aperçu qu’on voudrait pouvoir seriner à tout venant (par exemple sur le « politiquement correct » des tyrannies molles, celles qui refusent la peine de mort mais, instigatrices d’un nouvel ordre moral, ne cessent d’alourdir notre Code pénal...).
La foule de personnages et d’épisodes que contiennent les « souvenirs buissonniers » de François Bluche interdit malheureusement de rien détailler.
Dommage! Une figure, cependant, doit être ici saluée et mise en relief – figure de maître et illustre ami, que François Bluche campe en son logis parisien de la rue Froidevaux, assis en robe de chambre et pyjama entre son bureau et une belle bibliothèque de forme Directoire où s’alignaient les tomes mordorés de l’Encyclopédie : « Un Voltaire à ressort, dit-il, aussi agile que le neveu de Rameau », et que ses enthousiasmes, ses paraboles, ses digressions, ses anecdotes faisaient ressembler à un perpétuel feu d’artifice. Chacun l’a reconnu, l’a nommé : Pierre Gaxotte ! Michel Toda