Recherche
 
 
Votre panier est vide

 
 
 
Pour recevoir régulièrement des nouvelles de La Nef, entrez votre courriel et validez
 
Lanef.net Boutique Culture
Je dis nous
Guy Dupré
Livre
Prix :
14,00 €
Disponibilité :
Habituellement expédié sous 6 à 10 jours

 
Mon panierX

Ce produit a été
ajouté à votre panier
Passer la commande
Continuer les achats
 
Ajouter à ma commande
Année :
2007
Editeur :
Editions de La Table Ronde
EAN13 :
9782710330134
Notre référence :
29897
Nombre de pages :
439

Présentation de l'éditeur
Sous le titre je dis nous sont ici regroupés articles, préfaces ou études qui reflètent les préoccupations et prédilections majeures du romancier mémorialiste du Grand Coucher et des Manœuvres d'automne. Des arrière-plans de la Révolution française à l'affaire Dreyfus, de la Grande Guerre au drame des officiers perdus, de la guerre franco-française telle que l'a vécue la première génération française d'anciens non-combattants à la décoloration progressive de l'Histoire de la France, c'est une véritable revisitation de nos anciens théâtres d'opérations intérieures et extérieures.
 


Recension


Qu’on nous cite un seul homme, un seul écrivain français vivant capable d’écrire avec autant d’amour et de plain-pied sur Barrès et sur Crevel, sur Breton et sur De Gaulle en même temps. Sinon Guy Dupré.
Les éditions de La Table Ronde ont eu l’audacieuse idée de republier, compilés, une trentaine d’articles de critique littéraire tombés de la main de Guy Dupré depuis 1952, ce vieux monsieur qui se révèle ici aussi fin journaliste qu’il est magnifique romancier. Dupré aborde les plus grands, d’Apollinaire à Gracq, et refait l’histoire de la littérature française au XXe siècle à sa convenance, non sans jeter ses filets beaucoup plus loin, chez Rimbaud, chez Hugo ou chez Balzac.
C’est une mémoire, avec tout ce que cela importe de vivant, qui passe devant nous, un ressouvenir de splendeurs passées et de folies éteintes, où Barrès est raconté par Maurras dans La feue France, Nerval redessiné et Barbey encore convoqué. Voici aussi De Gaulle qui « donne le spectacle d’un type d’ambitieux qui n’aurait pas trouvé son romancier – lui qui n’a eu que Malraux aurait passionné Barrès, qui n’eut que Boulanger ».

Merveilleux voyage vers un hier et un avant-hier déjà si lointains, dont nos ordinateurs, qui ont le pouvoir de la simultanéité mais pas celui du retour, nous écartent toujours un peu plus.
Alors, reste à s’exclamer, avec Théophile Gautier :
« Ne nous moquons pas de ces hommes
Qu’en riant le gamin poursuit ;
Ils furent le jour dont nous sommes
Le soir et peut-être la nuit ».

Jacques de Guillebon