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La passion selon saint Jules
Geneviève Dormann
Livre
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Présentation de l'éditeur
Une histoire d'amour et de mort à trois dans un Paris bourgeois, enchevêtré dans ses affaires de coeur, de textile et de famille.
Une passion fond comme un oiseau de proie sur des êtres qui s'étaient crus sages et hors d'atteinte, emporte tout sur son passage, mémoire et ressentiment, courage et bonne foi: Les lieux d'asile deviennent des lieux du crime, les grand-mères dénoncent, les maris jouent avec le silence et les silencieux, les baisers refroidissent sur les lèvres à l'aube...
Il ne reste plus qu'un affreux malentendu, du désespoir, un bout de corde qui pend à des barreaux, une lettre à déchiffrer, un dénouement qui nous fait aimer les personnages jusqu'au bout.
Quand on se prend pour un Roméo, on devient facilement un Jules.
Quand on est Geneviève Dormann, romancière de haut vol, on sait qu'écrire « c'est raisonner sur l'exception ». On n'oubliera pas Marie, l'héroïne, aimée par des jaloux incertains et qui n'a pas la « duperie de laisser passer la vie sans vivre ».
Marie qui avait compris que le temps presse d'aimer.
Recension
n°192 avril 2008
Le titre déroutant de l’ouvrage
de Geneviève Dormann, digne
héritière de Colette, ne trouve pas
d’écho à la mesure d’une évocation
aussi déplacée. Cependant, on se
laisse toucher par cette Marie Chevenne,
jeune femme infantile et blessée. Elle se bat
avec les armes des enfants sans parents : l’inconséquence,
la légèreté et l’exigence. Elle
veut qu’on l’aime, et navigue au gré de ses
affects, aimant comme on appelle au
secours, se regardant vivre dans des passions
miroirs, cherchant à combler ses insatisfactions,
ce vide qui lui fait mal, et inspire
à ses amants une jalousie qui lui sera fatale.
La réédition de ce roman témoigne de
l’actualité de ces personnages, désespérément
seuls, perdus entre leurs revendications
libertaires et leur besoin de sécurité, préférant
l’amour captatif à l’oblatif. Les héros de
cette passion s’y complaisent, à l’instar d’un
Roquentin qui s’éloignant de l’arbre, s’abandonne
à la nausée.
Néèl de Néhou