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Les Blancs et les Rouges
Histoire De La Guerre Civile Russe 1917 1921
Dominique Venner
Livre
Prix :
22,50 €
Disponibilité :
Habituellement expédié sous 6 à 10 jours

 
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Année :
2007
Editeur :
Du Rocher
EAN13 :
9782268063850
Notre référence :
28148

Présentation de l'éditeur
C'est là, entre 1917 et 1921, que tout a commencé. C'est là qu'est née l'histoire du XXe siècle : le bolchevisme, le fascisme et le reste. On assiste d'abord à l'incroyable disparition d'un monde que l'on croyait éternel, celui de la Russie tsariste. Puis, sur ses décombres, à la suite d'impossibles imprévus, on voit surgir un monde nouveau, fou et terrifiant, celui de Lénine, de Trotski et des bolcheviques. Tout aurait pu se passer autrement. C'est l'une des leçons implicites de ce magistral tableau du plus grand drame historique de l'époque contemporaine. Dominique Venner fait commencer cette histoire à ses origines : la Première Guerre mondiale. Puis, après les improbables révolutions de Février et Octobre 1917, il retrace ce que fut la plus délirante et sanglante des guerres civiles. Pendant trente mois, jusqu'en 1921, elle opposa les Blancs et les Rouges du Caucase à la Sibérie, dans le pays le plus grand de la Terre, sillonné par les trains blindés, les sinistres commissaires bolcheviques et les cosaques ivres de sang. Plusieurs fois, les Blancs auraient pu l'emporter. À lire Dominique Venner, tout devient limpide. Et là encore, les inattendus de l'histoire nous prennent à la gorge. Certes, le régime communiste né entre 1917 et 1921 n'existe plus, englouti par son propre échec. Mais on ne peut rien comprendre à la Russie d'aujourd'hui si l'on ne sait pas d'où elle a procédé.
 


Recension

n°193 mai 2008

Sortie « d’une débilité du pouvoir qui contrastait trop violemment avec les nécessités de l’heure », comme le remarquait Jacques Bainville au moment où elle se produisit, la chute de Nicolas II (lequel, notait encore Bainville, « avait depuis longtemps laissé tomber l’Empire en quenouille ») sanctionna justement la défaillance politique et mentale d’un souverain incapable flanqué d’une épouse demi-folle, elle-même sous la coupe du dénommé Raspoutine. Cette bien tardive abdication, toutefois, exigée par la plupart des chefs militaires, en plein accord avec les principaux porte-parole de la Douma… et presque tous les grands-ducs, tandis que Petrograd était secouée par l’émeute, ne devait sauver ni le régime ni la dynastie. Dès la seconde quinzaine du mois de mars 1917, et Nicolas à peine écarté, le tsarisme fut mis au rebut. Pour mieux continuer la guerre contre les Austro-Allemands ? Ou pour amorcer de prochains et plus absolus chambards révolutionnaires ? En réalité, la confusion s’installait. Et l’État russe, de semaine en semaine, se désagrégeait davantage. Lorsque Lénine exécuta son putsch du bout de l’an, il ne trouva personne devant lui. Cependant, sur le Don, où vivaient d’importantes communautés cosaques, un petit nombre d’officiers de l’ex-armée impériale, qu’anime une volonté de résistance au bolchevisme, vont se regrouper, au début de 1918, sous le commandement du général Kornilov. Obligés à la retraite vers le Kouban, près de périr, ils se relèvent et, ayant maintenant à leur tête un nouveau chef, Denikine (qui remobtient la précaire subordination des troupes cosaques), donneront aux Rouges pas mal de fil à retordre. Mais sans être en mesure de les vaincre. Car le camp blanc, que les nationalités rebelles de l’Empire (l’ukrainienne d’abord !) gênaient à plaisir, d’un autre côté souffrait tragiquement, nous dit Dominique Venner (dans un livre lumineux aujourd’hui réédité), de n’avoir « aucun projet puissant, aucun mythe mobilisateur à opposer à ceux des Rouges ». Après la mort de l’amiral Koltchak, fusillé à Irkoutsk, le 7 février 1920, par l’ennemi bolchevik, et, deux mois plus tard, la démission forcée du général Denikine, à la suite d’irréparables défaites, Wrangel, malgré sa valeur, sera contraint, en novembre, d’évacuer la Crimée. Une tyrannie retorse et sinistre l’emportait. Michel Toda