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Présence de Jose Cabanis
actes du colloque international José Cabanis, octobre 2006
Livre
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Présentation de l'éditeur
Académicien né à Toulouse le 24 mars 1922, élève de Canguilhem et Jankélévitch, avocat puis expert près la cour d’appel de Toulouse, José Cabanis est l’auteur d’une dizaine de romans qui lui ont valu plusieurs distinctions littéraires parmi lesquelles le grand prix de littérature de l’Académie française.
Un colloque universitaire a été consacré, en octobre 2006, à la vie et à l’œuvre de José Cabanis. Il a réuni dix-neuf chercheurs venus de France, d’Italie, d’Allemagne et d’Autriche. La Société des Amis de José Cabanis a consacré à leurs contributions le troisième tome de ses Cahiers. L’analyse des grands thèmes des romans, des écrits autobiographiques, des critiques ou des essais de José Cabanis y dessine le profil d’une œuvre sans pareille en soulignant, en dépit de l’émiettement apparent, sa profonde unité.
Textes réunis et présentés par Marie-Catherine Huet-Brichard.
Recension
n°193 mai 2008
La Société des
Amis de José Cabanis
fait paraître le troisième de
ses cahiers consacrés à l’écrivain
toulousain. Il s’agit ici du recueil
de dix-huit analyses de l’oeuvre
de Cabanis réunies par Madame
Huet-Brichard mais conduites sous
des éclairages très différents. Le
Cabanis catholique fervent transparaît
dans la plupart des analyses
de cet ouvrage où les figures
de sa mère, adorée, et de son
frère, jeune trappiste tué au combat
à Dunkerque, constituent un fil
rouge qui se trouve réellement
dans presque tous ses livres. Le
fond de son coeur et de sa foi
apparaît aussi dans l’un de ses
ouvrages majeurs, son Lacordaire,
qui est ici judicieusement présenté.
Mais le plus fin et le plus profond
est à lire sur ce qui lie Cabanis,
Chateaubriand (Charles X, Roi
ultra) et Saint-Simon (Saint-Simon,
l’admirable). Le coeur de son
oeuvre est peut-être là. Dans ces
pages enthousiasmées qui s’émerveillent
de la fulgurance du style
du « petit duc » ou des étincelles
qui jaillissent de la plume du
vicomte. Mais qui, dans le même
temps, nous attendrissent sur les
sentiments les plus vrais, les plus
hauts, finalement ceux qui comptent
vraiment chez ces deux extraordinaires
personnages. José
Cabanis admire Saint-Simon,
admirant l’Abbé de Rancé. Cette
très fine observation de l’un des
auteurs de ce colloque montre que
ce livre s’adresse aux lecteurs
déjà familiers du monde cabanisien
qui y trouveront souvent de
savoureux rappels.
Éric de Boysson