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Réflexions d'un inhumaniste
Entretiens avec François Bousquet
Jean-Claude Albert-Weil
Livre
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14,00 €
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Année :
2007
Editeur :
Xenia Editions
EAN13 :
9782888920205
Notre référence :
28916
Nombre de pages :
144

Présentation de l'éditeur
Avec son invention verbale, ses grandioses visions uchroniques, son sens swiftien de la satire, Jean-Claude Albert-Weil est peut-être le dernier auteur maudit de la littérature française. Dans cette confession déroutante, il est question de style romanesque aussi bien que de nos origines extraterrestres, d'écologie et d'éducation, de souffrance animale et d'aveuglement humain, de sexe et de pouvoir. Le tout placé sous la haute bannière de l'inhumanisme, seule philosophie susceptible, selon J.-C. A.-W., de sauver ce monde, sa nature - et l'humanité elle-même - du danger que représente la civilisation moderne. " On doit prescrire, dans les écoles, les prisons et les ministères, la lecture du contre-monde romanesque de Jean-Claude Albert-Weil. Ce n'est pas seulement le lieu d'expérimentation d'une géopolitique parfois discutable, mais un projet grandiose de réforme de l'orthographe ". (F. B.)
Les propos de Jean-Claude Albert-Weil ont été consignés par François Bousquet, l'auteur de Jean-Edern Hallier ou le narcissique parfait (Albin Michel).
 


Recension

n°192 avril 2008

Les excellentes éditions Xénia ont eu la non moins excellente idée de dépêcher François Bousquet, fin connaisseur de l’oeuvre d’Albert- Weil, afin de recueillir ces précieux entretiens avec celui que le conformisme académique qualifierait d’hurluberlu. Ainsi, dans ce livre délicieux, le romancier se définissant luimême comme un inhumaniste, nous livre-t-il sans réserve ses méditations sur l’écologie, sur la science, sur l’Académie française, sur l’éducation, sur la société du spectacle, sur Dieu. « L’humanisme est devenu une idéologie fascisante, issue des Lumières, quand l’homme, petit à petit, s’est érigé en créature supérieure » ; « L’omerta intellectuelle et littéraire est toutepuissante chez nous, cher pays le plus hypocrite du monde » ; « Il y a bien longtemps, Chrétien de Troyes a décrit une société à honneur. Nous ne devons surtout pas considérer Perceval, Lancelot comme des personnages de contes de fée, mais les chevaliers bien réels d’une société qui se combattaient loyalement. » Au fil de ces entretiens, c’est ainsi un peu de la quintessence de l’oeuvre atypique et authentique d’Albert- Weil qui nous est donné de mieux comprendre, un peu de ses dons d’inventeur de langage qui brille devant nos yeux. L’auteur méconnu de la trilogie L’Altermonde, oeuvre grandiose et magique, sortira peu à peu de l’ombre où on l’a cantonné. À moins qu’il ne s’y soit cantonné lui-même : « Les vingt dernières années de ma vie, les années utiles, j’ai voulu les consacrer à l’écriture, sans chercher à faire carrière. J’écris ce que j’ai dans le ventre. Voilà, est-ce qu’on écrit ce qu’on veut ou est-ce qu’on fait carrière ? » Gwen Garnier-Duguy