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Voyage au pays des Gagaouzes
Marianne Paul-Boncour
Livre
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Présentation de l'éditeur
Au lendemain de l'effondrement de l'URSS, dans le sud de la Moldavie, une région grande comme les Yvelines proclame son autonomie. La République de Gagaouzie est née ! Du leader de l'opposition politique au diplomate d'une institution internationale, en passant par un peintre un peu mystique ou un député survolté, Voyage au pays des Gagaouzes interroge les observateurs et les représentants de ce peuple de langue turque mais de religion chrétienne, et mène l'enquête partout où se manifestent les symboles de l'identité nationale.
Recension
n°192 avril 2008
Mais qui sont les Gagaouzes?
Des cousins
improbables des fameux
Poldèves inventés par les
potaches de khâgne et qui
défrayèrent la chronique
du tumultueux Quartier
latin d’entre-deux-guerres ? Que
nenni ! La Gagaouzie n’est pas un
pays perdu entre Syldavie et Bordurie,
mais une région autonome
de Moldavie, juste à côté de la
Transnistrie sécessionniste…,
dans les marches de Roumanie et
de Bessarabie, peuplée d’une ethnie
turque chrétienne qui lui a
donné son nom. Façon Albert
Londres à la recherche des Comitadjis,
nos deux reporters sont
partis à la rencontre de ce petit
peuple de cent soixante mille
âmes. De langue turque et de
confession orthodoxe, les Gagaouzes
se proclament descendants
de ces tribus nomades du
Moyen Âge, turcophones
et païennes, qui poussèrent
leurs chevaux jusqu’aux
confins du Danube,
notamment les Oghuz
auxquels ils devraient leur
nom. Mais il est plus probable,
à leur corps défendant,
qu’ils soient issus des légions du
sultan seldjoukide Kay Ka’aus
(déformé en « Gagauz »), installées
dans cette zone au treizième
siècle puis passées au christianisme…
Embarquement immédiat
pour ce petit pays jovial et
hors du temps : « L’Europe est
pleine de ces lieux où vivent des
peuples oubliés. De temps en
temps, leur nom constitue à lui
tout seul un joyeux pied de nez à la
pesante volonté d’aplanir, de gommer
les aspérités du monde. »
Comme disait le poète : oubliez
les heureux !
Falk van Gaver