Lanef.net Boutique Eglise
 |
La grâce d'être né
Livre
Disponibilité : Habituellement expédié sous 6 à 10 jours
Ajouter à ma commande
Editeur : Presses de la Renaissance
|
Présentation de l'éditeur
Le cardinal Jean Honoré revient sur les engagements et les responsabilités qu'il lui fut donné de tenir dans une période décisive de notre histoire religieuse. Ses années passées dans l'enseignement au collège et au grand séminaire, puis celles remplies au service de la catéchèse et de l'université catholique d'Angers, et enfin celles de son épiscopat furent toutes consacrées au service de l'Eglise et à la transmission de l'Evangile dans un monde en mouvement. Secrétaire général de la Commission nationale de l'enseignement religieux avant et pendant le concile Vatican II, il œuvra pour que l'initiation chrétienne fît appelle à une pédagogie appropriée en fonction des âges et des réalités humaines. Sollicité par le futur pape Benoît XVI de participer à la rédaction du Catéchisme de l'Eglise catholique, il n'eut de cesse de travailler à donner au mystère tout le poids de révélation et de connaissance que l'Eglise transmet. Par deux fois confronté au redoutable conflit scolaire, la première comme recteur d'université en Mai 68, la seconde comme président de la Commission de l'enseignement catholique des évêques de France en
1984, le cardinal revient sur ces crises où la laïcité dut bien admettre qu'il fallait composer avec la liberté. A travers ses presque trente années d'épiscopat, il témoigne de ce que peut être la vie quotidienne d'un évêque : les exigences d'un calendrier, les personnes à écouter, les décisions à prendre... qui toutes invitent à entrer dans l'imprévisible.
Recension
n°169
« A quoi bon livrer des séquelles de mémoire ? », se demande dès la première ligne l’actuel doyen des cardinaux français. Une réponse est qu’avec ce livre une des voies dans les crises de l’Église de France au cours de la seconde moitié du siècle dernier a trouvé sa voix. Le futur cardinal « surnuméraire » (page 440) représente bien ceux qui ont eu à tenir la barre au milieu de vents contraires. Séminaires, catéchèse, universités catholiques, après-Concile, direction d’un diocèse divisé, école libre : Jean Honoré a été au coeur de bien des soubresauts de cette époque, et il n’est pas nécessaire de partager toutes les conclusions qu’il en tire pour y trouver profit (tout comme sur les prémices de renouveau : Jean-Paul II, 24 juin 1984, Catéchisme de l’Église catholique, nouveaux Instituts). Le bilan ? Il est présenté avec une humilité qu’on aimerait plus partagée, tout comme le ton de ces Mémoires, quelquefois, mais rarement, injuste, parfois naïf, le plus souvent modelé par une vie orientée sur la sequela Christi. Limiter ces Mémoires au témoignage de l’homme public serait d’ailleurs réducteur ; un autre s’y livre, dont on sent combien il a nourri le premier. Les meilleures pages de ces Mémoires ne sont-elles pas celles qui font partager une vie intérieure, une grâce donnée à l’enfant, le compagnonnage des saints, de Newman (sur lequel on aurait aimé encore plus de confidences), la responsabilité paternelle de l’évêque, une méditation sur les limites de l’action ou sur le mystère de la souffrance innocente, l’accent mis sur l’intériorité ?
Didier Rance
Parmi les autres articles commandés par les acheteurs de ce produit :
Le métier de théologien - Livre
Le testament de la pensée du père Bouyer, le dernier des grands théologien du XX° siècle