Lanef.net Boutique Eglise
 |
L'accord de Metz, ou pourquoi notre Mère fut muette
Jean Madiran
Livre
Disponibilité : Habituellement expédié sous 6 à 10 jours
Ajouter à ma commande
|
Présentation de l'éditeur
Présentation de l'éditeur
Le 16 janvier 1963, un journal communiste révèle l’existence d’un accord secret par lequel l’Église catholique prit l’engagement d’aucune attaque contre le communisme au Concile Vatican II afin d’obtenir que l’URSS y laisse venir des représentants de l’Église orthodoxe russe.
Pour les questions temporelles, la référence officielle de la Hiérarchie catholique demeure la constitution conciliaire Gaudium et spes pastoralement entachée par la décision, consécutive à l’accord de Metz, d’ignorer le communisme, donnant ainsi l’exemple et imposant la consigne de ne plus le critiquer. Un tel désarmement intellectuel face au marxisme-léninisme a-t-il durablement débilité la pensée, l’action, les institutions catholiques ?
Il aura fallu la profonde connaissance du communisme qu’était celle de Jean-Paul II pour y mettre un terme.
Recension
Cette très brève étude
de Jean Madiran soulève
un problème grave qu’il
faudra bien que les historiens
examinent très sérieusement
: un accord
secret aurait été passé
entre des représentants
de l’Église catholique et
de l’Église orthodoxe russe dans
le but de permettre à des observateurs
orthodoxes russes d’être
présents au concile Vatican II,
en échange de quoi Rome se
serait engagée à ne pas condamner
le communisme lors du
concile. Et de fait, malgré la pétition
signée en 1965 par quelque
450 pères conciliaires réclamant
une condamnation explicite du
communisme, celui-ci ne fut
qu’évoqué dans une note de
Gaudium et spes renvoyant à l’encyclique
de Pie XI, Divini
redemptoris (1937).
L’explication
officielle est que cette pétition
s’était perdue et n’avait pu être
prise en compte à temps !
Face à
ce mystère, la thèse de l’accord
secret n’a rien d’absurde. C’est
l’évêque de Metz, qui a révélé
dans un entretien au
journal régional Le
Lorrain du 9 février
1963, repris par La
Croix du 15 février,
l’existence d’une rencontre
dans son diocèse
entre le cardinal Tisserand,
du côté romain, et
Mgr Nicomède, du côté russe
orthodoxe, d’où le nom donné
par Jean Madiran à cet
« accord ».
L’article ne dit pas
explicitement que Rome s’était
engagée à ne pas condamner le
communisme, mais le suggère
clairement lorsqu’il souligne que
les Russes sont prêts à accepter
l’invitation au concile, « à condition
que soient données des garanties
en ce qui concerne l’attitude
apolitique du concile » (cité
p. 29).
À l’heure où la Pologne
est touchée par le passé « collaborationniste
» de certains de ses
prêtres avec le communisme,
Jean Madiran soulève un sujet
épineux sur lequel l’Église aurait
tout intérêt à faire la pleine
lumière.
Patrick Kervinec