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Les impostures antichrétiennes des apocryphes
Livre
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Editeur : Presses de la Renaissance
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Présentation de l'éditeur
Plus que jamais, le christianisme se doit de répondre aux défis qui lui sont lancés, notamment au New Age et aux thèses développées dans le Da Vinci Code, ou encore au gnosticisme, à l'occultisme et à la " magia sexualis ". Les adeptes du New Age adhèrent en effet à l'idée d'une Tradition primordiale dont les religions ne seraient que des expressions plus ou moins dévoyées. Joseph-Marie Verlinde démontre le caractère fantaisiste de cette théorie, prenant forme chez Dan Brown dans le culte à la " Grande Déesse " qui a supplanté le Dieu paternaliste judéo-chrétien. En déconstruisant une à une les thèses de l'écrivain américain - sur la Révélation, le mythe du Graal, la soi-disant diabolisation de la sexualité par l'Eglise, sa prétendue misogynie -, il nous donne les clés pour comprendre la véritable teneur de l'" œuvre " de Dan Brown. Et c'est aussi pour lui l'occasion de répandre la Bonne Nouvelle pour contrer ses effets.
Recension
n°171
"C'est un livre très important, et qui fera date, espérons-le, que le père Verlinde offre à notre curiosité intellectuelle. Prenant prétexte du venin répandu par Dan Brown et ses inspirateurs dans les esprits troublés de nos contemporains – que la connaissance du christianisme n'étouffe décidément pas –, il se jette en réalité dans une exégèse très approfondie de tous ces discours à prétention religieuse ou transcendantale qui, au cours des siècles, ont prétendu dénoncer, remplacer ou détruire l'Église. Du gnosticisme des premiers temps à la théosophie, en passant par le New Age, les thèses orientalistes, la philosophie allemande et les Lumières, partout le père Verlinde débusque le mensonge et la parodie dans les mille courants d'inspiration ésotéro-occultiste qui encombrent les couloirs de l’histoire. Avec une grâce admirable, Verlinde réussit à aborder le problème par une triple grille : historique, culturelle et doctrinale. Il remonte ainsi aux racines du mal, si l'on peut dire et, d’une plume acérée mais humble, d’une intelligence fulgurante mais pleine de charité, révèle l’anti-christianisme fondamental qui les habite et met au jour la rivalité mimétique qui les meut. Car, en témoigne la récente « affaire » de l' « évangile de Judas », ces essais innombrables de « réenchantement du monde » ne s'élaborent jamais qu’en réaction à la vérité libératrice annoncée et incarnée par le Christ. Allant puiser où bon leur semble, les faussaires importent l’hindouisme quand il s’agit de démontrer que le Fils de Dieu n’est qu’un avatar, réduisent la résurrection à Osiris et identifient Marie- Madeleine à la « Grande déesse ». L’incurie de ces projets de retour à la « véritable religion originelle » ne gêne pourtant pas leur diffusion, et c’est là qu’est le premier danger. Le père Verlinde répond avec sagacité à tous les arguments avancés et conclut ainsi : « Les grands esprits se trouvent au rendez- vous de la spiritualité du Nouvel Âge, qui se caractérise par son projet théurgique : l’auto divinisation de l’homme. »
Jacques de Guillebon