Recherche
 
 
Votre panier est vide

 
 
 
Pour recevoir régulièrement des nouvelles de La Nef, entrez votre courriel et validez
 
Lanef.net Boutique Eglise
Les racines juives du christianisme
Frédéric Manns
Livre
Prix :
22,00 €
Disponibilité :
Habituellement expédié sous 6 à 10 jours

 
Mon panierX

Ce produit a été
ajouté à votre panier
Passer la commande
Continuer les achats
 
Ajouter à ma commande
Année :
2006
Editeur :
Presses de la Renaissance
EAN13 :
9782750901899
Notre référence :
22524
Nombre de pages :
306

Présentation de l'éditeur
L'idée répandue selon laquelle les Évangiles seraient la source de l'antijudaïsme est largement mise à mal dans cet ouvrage. Avec précision et clarté, à partir d'une étude approfondie des textes mêmes, Frédéric Manns démontre combien le christianisme plonge ses racines dans l'immense terreau du judaïsme, en est l'héritier et le prolongement, qu'il est fallacieux et stérile d'opposer le Dieu du premier Testament à celui du Nouveau. Trop peu de chrétiens savent que, depuis Vatican II, l'Église proclame clairement que son identité chrétienne est reçue du peuple juif, reconnaît qu'Israël reste le peuple élu et admet largement la judéité de jésus. Mais pour l'auteur, l'Église doit aller plus loin: ainsi revient-il sur la mission du peuple juif dans le dessein de Dieu, une urgence selon lui. Comment juifs et chrétiens vivent-ils ce vis-à-vis permanent? Que signifie pour l'Église le rappel incessant du premier Testament à ceux qui prétendent vivre le Nouveau ? Si jésus est le point de jonction des deux communautés, il les divise également. Une déchirure dont il tente de creuser le sens.
 


Recension

n°171

« Ce jour-là la racine de Jessé se dressera comme le signal des peuples » (Is 11, 10). De nombreuses études ont, Dieu merci, paru pour insister sur la judéité originelle du christianisme, et d’autres paraîtront encore tant le sujet est inépuisable et absolument central pour nous. Mais là, quand le Père Frédéric Manns, directeur du Studium Biblicum Franciscanum de Jérusalem, évoque les racines juives du christianisme, il les entend non pas seulement au sens de choses passées, mais au sens de racines toujours présentes d’un seul et même arbre, et pour lui absolument vitales. Comme le disait saint Jérôme, « ignorer les Écritures c’est ignorer le Christ », et ignorer les racines juives du christianisme, c’est reproduire l’hérésie de Marcion qui opposait le Dieu des Évangiles à celui de la Torah. Saint Irénée en son temps disséqua magistralement ces tendances gnostiques sans cesse renaissantes. L’Église, c’est, comme le dit saint Paul (Rm 11, 17-24), la greffe des nations sur l’arbre d’Israël, c’est l’accomplissement de l’Alliance et non son remplacement, car « les dons de Dieu sont sans repentance » (Rm 11, 29). La pérennité du peuple juif pose une double question à l’Église : celle de sa relation avec Israël, et celle de sa propre définition. Si Jésus est à la fois ce qui unit et ce qui divise Juifs et chrétiens, il faut se demander de quoi la permanence du judaïsme estelle le signe, et, à l’heure du renouveau d’Israël, s’interroger comme saint Paul sur son destin et son mystère (Rm 11, 25). Écrit dans un style parfaitement clair et accessible, ce livre propose une lecture renouvelée des Évangiles et des Lettres de saint Paul, et met totalement à mal l’idée de nos jours répandue selon laquelle le Nouveau Testament serait la source de l’antijudaïsme et de l’antisémitisme. L’Église est d’autant plus verdoyante qu’elle vit de sa racine juive, car, hier comme aujourd’hui et pour tous les temps, « le salut vient des Juifs » (Jn 4, 22)." Falk van Gaver