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Théologie morale fondamentale, Tome 3
M. l'abbé Jean-Pascal Perrenx
Livre
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Année :
2008
Editeur :
Téqui
EAN13 :
9782740314173
Notre référence :
30859

Présentation de l'éditeur
La béatitude éternelle est la fin de l'homme : il a été créé pour elle (tome 1). Il progresse vers elle par ses actes bons et méritoires, s'en éloigne par ses actes mauvais (tome 2). Le chapitre 3 est le complément logique et indispensable des précédents : il ne peut en être isolé. Comment l'homme juge-t-il ses actes comme à faire ou à omettre ? Comment les discerne-t-il comme bons ou mauvais ? Méritoires ou non ? C'est le traité de la conscience, « sanctuaire où l'homme est seul avec Dieu et où Sa voix se fait entendre» (Vatican II, GS 16), lieu intime de la personne qui discerne le bien et le mal, en une exigence radicale d'ouverture et de disponibilité à la vérité : « La liberté existe seulement dans la vérité » (Jean-Paul II). « Porte qui ouvre à toute la théologie morale » (saint Alphonse), la conscience juge la personne. Ce volume étudie la notion de conscience (avec son histoire et son origine chrétienne), son fonctionnement (le jugement actuel de conscience et la syndérèse), ses propriétés (Faut-il toujours suivre sa conscience ? Existe-t-il une conscience chrétienne ?), sa possibilité d'erreur (La conscience erronée oblige-t-elle ? L'homme qui suit sa conscience erronée et va contre la volonté de Dieu agit-il bien? Avec mérite ?), de doute (la morale thomiste de la vérité face aux morales de la conscience, la controverse du probabilisme et la position de saint Alphonse), de maladie (la conscience relâchée et les scrupules), son éveil et sa formation.
 


Recension

n°191 avril 2008

L’auteur publie le cours qu’il dispense depuis de nombreuses années en plusieurs instituts. Par sa double compétence , médecin et moraliste, l’abbé Perrenx pratique judicieusement la « pluridisciplinarité » qu’il préconise (p. 59). On lui sait gré aussi d’avoir renouvelé les « autorités » auxquelles il se réfère : en puisant dans le Magistère vivant, l’abbé Perrenx démontre qu’un manuel n’est pas nécessairement un exercice de répétition d’un système exténué. Ce premier tome comporte d’abord une Introduction à la théologie morale, laquelle « étudie le comportement de l’homme à la lumière de la Révélation et de la raison » (p. 45). Le lecteur y trouvera, mis en ordre, les fondamentaux de cette partie de la théologie. Sur la méthode, l’auteur demande d’unir l’investigation positive des sources à la déduction à partir des principes et à la considération des situations particulières. Il nous semble que la « casuistique » a rendu de mauvais services à la théologie morale dite « classique » : à notre sens, un chrétien peut parfaitement s’engager dans la vie morale avec très peu de principes pourvu qu’il agisse avec la vertu cardinale de prudence. À la fin de ce chapitre, l’auteur signale l’un des problèmes qui se pose aujourd’hui : à vouloir spécifier la morale chrétienne, ne lui ôtet- on pas son caractère d’universalité (inhérent à la loi naturelle) ? On espère que cette question sera reprise au fil des questions évoquées dans les tomes suivants. Le second chapitre de ce premier volume est consacré à la béatitude. L’abbé Perrenx emboîte le pas au Père Pinckaers qui a remis à l’honneur la morale du bonheur, si importante chez Aristote et saint Thomas. Nul doute qu’on retrouvera cet accent mis sur l’intention morale quand seront traités les actes humains. Sur la question de la dualité des fins (naturelle et surnaturelle), l’auteur fait le point sur le débat à partir des réactions suscitées par la position de H. de Lubac. Cette « question disputée », on le sait, « clive » les thomistes contemporains. Abbé Christian Gouyaud