Recherche
 
 
Votre panier est vide

 
 
 
Pour recevoir régulièrement des nouvelles de La Nef, entrez votre courriel et validez
 
Lanef.net Boutique Politique
PCF : de la mutation à la liquidation
Dominique Andolfatto
Livre
Prix :
21,90 €
Disponibilité :
Habituellement expédié sous 6 à 10 jours

 
Mon panierX

Ce produit a été
ajouté à votre panier
Passer la commande
Continuer les achats
 
Ajouter à ma commande
Année :
2005
Editeur :
Le Rocher
EAN13 :
9782268055046
Notre référence :
11293
Nombre de pages :
318

Présentation de l'éditeur

" Géant " politique, longtemps adulé ou redouté, le PCF ne paraît plus qu'une butte-témoin d'un passé discuté, un lieu de mémoire mêlant émotion et désenchantement. Ce livre interroge d'abord le déclin de ce parti, revisitant - des " années Marchais " à aujourd'hui - ses représentations du monde, ses positionnements ambigus, ses révolutions manquées... La trajectoire historique ici tracée privilégie les témoignages inédits ainsi que le décryptage d'événements - rupture de l'Union de la gauche, crise du mouvement ouvrier, relation à l'URSS, chute du mur de Berlin - dont, trop souvent, les discours idéologiques, voire savants, consacrés au PCF se sont désintéressés. La " mutation " - qui aurait dû fêter ses dix ans en 2005 - a cherché à ouvrir une nouvelle perspective, en engageant des révisions doctrinales et en réévaluant la question de la participation au pouvoir. Mais les militants communistes, souvent repliés sur des positions " orthodoxes ", ont préféré les surenchères radicales ou d'incroyables nostalgies qui ont permis de cultiver le mythe et de nourrir l'illusion. Cet éclatement du parti et la concurrence d'autres entrepreneurs de protestation ont conduit à la déroute électorale de 2002, aux confusions intérieures du congrès de 2003, au brouillage identitaire. Les résultats des élections régionales de 2004, ceux du référendum sur le Traité constitutionnel européen de 2005 - lors duquel le PCF a appelé au vote " non " -, auraient-ils cassé cette spirale du déclin ? Un état des lieux précis des ressources électorales, militantes et financières de l'organisation permet de faire le point et d'évaluer quelles dynamiques caractérisent aujourd'hui le néo-communisme que veut porter Marie-George Buffet.

Biographie de l'auteur
Né en 1961, Dominique Andolfatto est maître de conférences en science politique à l'université de Nancy II et chercheur - en détachement au CNRS - au laboratoire pour la sociologie économique du Conservatoire national des Arts et métiers (Paris). Il est l'auteur de plusieurs livres sur le syndicalisme, dont Les Syndicats en France, paru à La Documentation française en 2004.

 

 


Recension

n°166

Au commencement des années cinquante (on vivait alors sous la IVe République), un homme qui avait de la surface, nous voulons dire un crédit reconnu, André Siegfried, avouait ne pas comprendre pourquoi tant de Français (environ un sur quatre !) votaient pour les candidats communistes. Avouons donc, à notre tour, une autre incompréhension qu'on peut formuler de la sorte : le parti de ce nom, qui « semble devenu exsangue et, à chaque échéance électorale, au bord de la liquidation », souligne Dominique Andolfatto dans une enquête sans complaisance, quel talisman protège son reste de vie et empêche sa souhaitable et définitive mise au tombeau ? N'y a-t-il pas là une énigme ? À moins que, somme toute, le système en place, dans ses diverses composantes, politique, économique, idéologique, ait intérêt à sauvegarder une organisation aujourd'hui vide de projet et d'idées, mais qui, pour d'équivoques raisons, demeure utile. Bien des indices, en tout cas, incitent à le penser. Du côté des brasseurs d'affaires, le groupe Lagardère (armement et médias) et le groupe Bouygues-TF1 (bâtiment et médias) comptent parmi les actionnaires de l’Humanité…, que personne ne lit. Et du côté de la gauche de gouvernement, la bienveillance des socialistes permet au PCF de conserver, et même de renforcer, dans un contexte cependant archidéfavorable, certaines de ses positions électives. C'est ainsi qu'aux régionales de 2004, la « cartellisation » avec le PS et les Verts lui a offert quelque 175 sièges en métropole. Douze fois plus qu'il ne pouvait en espérer seul ! En réalité, peu importe. Subterfuges, artifices, truquages fardent pauvrement sa cachexie. « Ils » sont incapables de le requinquer.

Michel Toda