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Etre de droite : un tabou français
Eric Brunet
Livre
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Présentation de l'éditeur
Qui, en France, ose dire aujourd'hui : "Je suis de droite" ? Quel artiste ? Quel journaliste ? Quel enseignant ? Quel fonctionnaire ? S'affirmer de droite dans un pays, pourtant majoritairement... de droite, expose au risque d'être taxé de "réac", voire de "facho" dans le monde de la culture, dans les salles de rédaction, à l'Education nationale, dans la fonction publique et la plupart des entreprises où il est de bon ton et plus payant de revendiquer son appartenance à la gauche. "Etre de droite" demeure dans de nombreux cas une maladie honteuse. Eric Brunet, journaliste à France 3 et auteur de plusieurs ouvrages dont La Bêtise administrative et 60 millions de cobayes, a voulu briser l'omertà et décrypter les codes, les hypocrisies et les mythes d'un tabou très français. Il a poussé la porte des "lieux interdits à la droite". Il a rencontré des "clandestins idéologiques" qui ont été mis à l'écart pour leurs opinions politiques, jusqu'à voir leur vie sociale et parfois privée brisée parce qu'ils n'étaient pas de gauche. Un voyage paradoxal et stupéfiant dans une France bloquée et sectaire.
Recension
n°173
Ce livre-enquête analyse la
responsabilité des militants de
gauche dans le blocage social et
l’indigence intellectuelle que
connaît notre pays. Dans un
style décapant, voire mordant,
l’auteur, qui est journaliste,
conduit le lecteur au sein du
monde des médias, de l’Éducation
nationale, de la culture
(officielle) et de la fonction
publique, secteurs verrouillés
par les idéologies de la gauche.
Celle-ci impose ses orientations
à l’école, à l’université et
à la presse, s’octroie le monopole
de l’art, cogère l’administration
et les entreprises publiques
grâce à des syndicats rompus
au travail de sape, écarte
ceux qui refusent de s’aligner
sur ses diktats. Pour cela, tous
les moyens sont bons : fabrication
de « vérités » à croire,
méthodes à adopter obligatoirement,
désinformation, recours
malhonnête aux amalgames
et insinuations, manoeuvres
mensongères (la manière
dont Bertrand Delanoë s’y est
pris pour s’emparer du Festival
du cinéma de Paris, dont la
fondatrice savait allier créativité
et liberté, est particulièrement
odieuse), et même violences
physiques. Un seul
regret : l’absence d’un chapitre
consacré à l’Église de France,
car comme on le sait, une
grande partie de sa hiérarchie,
de son personnel et de ses élites
succombe elle aussi à ce syndrome
décrit par Charles
Péguy, opportunément cité en
exergue par Éric Brunet : « On
ne saura jamais ce que la peur de
ne pas paraître suffisamment à
gauche aura fait commettre de
lâchetés à nos Français ».
Annie Laurent