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Nous ne sommes pas coupables
Assez de repentances !
Paul-François Paoli
Livre
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Editeur : Editions de La Table Ronde
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Présentation de l'éditeur
Les colonies, Vichy, l'Algérie... Mais aussi Louis XIV, les jacobins, Napoléon... Et maintenant la IIIe République, de Gaulle... La France ne serait-elle qu'une suite d'aberrations ? Notre histoire ne serait-elle que barbare et insensée ? La politique ne serait-elle que l'écume de cette malédiction ? Or qui sont vraiment les procureurs de ce tribunal perpétuel, ces accusateurs professionnels qui se drapent volontiers dans la bonne conscience, l'humanitaire, les droits de l'homme, souvent pour faire oublier leur propre tentation totalitaire, le plus souvent pour masquer leur projet nihiliste ? Si la France est malade, ne serait-ce pas qu'elle est depuis toujours périmée ? Qu'elle devrait, pour survivre, dénoncer son passé, renoncer à son avenir et, pour se racheter, demander pardon d'exister ? Assez de ces fausses repentances, s'exclame Paul-François Paoli, qui décrypte enfin, dans cet essai vif et implacable, le nouveau malaise français.
Recension
n°171
"Paul-François Paoli, journaliste et écrivain, collaborateur du Figaro Littéraire, donne ici un ouvrage de salubrité publique. Comment se fait-il que montent tant de discours de détestation de la France de la part des Français euxmêmes? D’où vient cette « sollersisation » des esprits qui veut faire de nous des « moisis » ? Analysant les fondements de ce malaise, de ce désamour de nous-mêmes par nous-mêmes, Paoli montre qu’en se reniant, en s’accusant, en se culpabilisant, en se flagellant, la France fabrique « des analphabètes du passé et des handicapés de l’avenir ». Nous sommes à l’heure des procès quotidiens, intentés à l’histoire de France par des procureurs dont la seule légitimité est l’opinion qui, par hasard, un matin ou un autre, traverse leur cerveau malade de haine de soi. Paoli montre clairement la perversité de cette
auto-accusation permanente qui cherche de bons coupables et divise de façon inadmissible l’histoire en un dualisme. Comme si l’histoire n’était pas le lieu même de la complexité ! Cet essai met en lumière un point fondamental : la
négation du passé français, la morale culpabilisatrice, ne sont évidemment pas innocentes. Il s’agit de promouvoir un pauvre Narcisse dont la visée égoïste n’est autre que celle de son nombril. Et cela, la bêtise idéologique, en effet,
ne masque rien d’autre qu’un projet nihiliste et totalitaire."
Matthieu Baumier