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Les écrits intimes de la sainte de Calcutta
Viens, sois ma lumière
Mère Teresa de Calcutta
Livre
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22,50 €
Disponibilité :
48h
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Année :
2008
Editeur :
Lethielleux
EAN13 :
9782283610350
Notre référence :
30039
Nombre de pages :
448

Présentation de l'éditeur
«Si jamais je deviens sainte - je serai certainement une sainte des "ténèbres". Je serai continuellement absente du Ciel - pour allumer la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres sur terre.» Mère Teresa de Calcutta Au cours de sa vie entièrement dédiée aux plus pauvres d'entre les pauvres, mère Teresa est devenue une icône de la compassion aux yeux de gens de toute religion, son dévouement extraordinaire auprès des malades, des mourants et de milliers d'autres laissés-pour-compte a été reconnu et acclamé dans le monde entier. On connaît moins les sommets de sa spiritualité et ses combats intérieurs. Ce recueil d'écrits et de pensées, pour la plupart inédits, apporte un nouvel éclairage sur sa vie intime et manifeste pour la première fois la profondeur et l'intensité de sa sainteté. Rassemblées et présentées par le père Brian Kolodiejchuk, qui a côtoyé mère Teresa pendant vingt ans, ces lettres furent adressées à ses différents directeurs de conscience au fil de plusieurs décennies. Émouvante chronique de son itinéraire spirituel qui connut des années entières de complète désolation, cette correspondance révèle les secrets qu'elle ne partageait qu'avec ses confidents les plus proches. On y découvre une authentique mystique dont la vie brûlait du feu de la charité et dont le coeur fut mis à l'épreuve et purifié par une terrible nuit de la foi. Née en 1910, Mère Teresa est entrée chez les soeurs de Notre-Dame-de-Lorette en 1928 et fut envoyée en Inde. Elle quitta son ordre pour fonder les missionnaires de la Charité. Son dévouement au service des plus pauvres s'est propagé dans le monde entier. Elle a reçu le prix Nobel de la paix en 1979. Elle a été béatifiée en 2003. Le père Brian Kolodiejchuk a rencontré mère Teresa en 1977 et l'a suivie jusqu'à sa mort en 1997. Il est postulateur de la cause en canonisation et directeur du centre Mère-Teresa. Préface à l'édition française de Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, évêque de Gap Traduit de l'anglais par Cécile Deniard et Delphine Rivet
 


Recension

n°193 mai 2008

« Je n’ai pas la foi » : phrase ô combien atroce, au moins d’apparence, et combien plus encore quand c’est de la plume de Mère Teresa qu’elle vient. On sait comme les journalistes du monde entier se sont récemment emparé de cet aveu. Mais ils ont peut-être oublié – pour nous faire douter de quoi ? de l’amour de Mère Teresa ? De celui de son Dieu pour les hommes? Cela reste mystérieux – de noter à qui la religieuse s’adressait quand elle écrivait ces mots. Ils ont omis de dire que c’est toujours au « Seigneur, mon Dieu » que Gonxha Agnes Bojaxhiu s’adresse et se plaint des ténèbres dans lesquelles elle est jetée. Confesser à Dieu qu’on n’a pas la foi, n’est-ce pas l’ultime mystère quotidien ? « Et dans le même souffle, je demande “pardon, faites de moi ce qu’il Vous plaît” », écrit-elle aussi. Et encore, cet acte d’abandon inouï : « Je suis prête à Vous attendre toute l’éternité ». Si l’on ne précise pas d’abord cela, on ne peut rien comprendre à ce que la bienheureuse a traversé et dans quelle perspective ses doutes, ou ses certitudes d’être abandonnée, s’inscrivaient. Nuit de la foi, nuit obscure, dit-on rapidement pour exprimer une souffrance mystique que l’on connaît rarement de soi-même. Le père Brian Kolodiejchuk, missionnaire de la Charité, postulateur de la cause de la Mère et admirable introducteur et commentateur de ces Lettres, note qu’elle « vivait le mystère du Calvaire », c’est-à-dire aussi bien que l’espérance du Salut, le paradoxe de Gethsémani et de l’agonie sur la Croix qui font crier : « Eli, lama sabbactani ». Dira-t-on que Jésus avait perdu la foi quand il s’adressait ainsi au Père ? Dira-ton que Job éructant sur son fumier ne croyait en rien ? Alors, à la question « pourquoi publier ces lettres ? » s’esquisse une réponse : il est bon pour le monde, surtout contemporain, qui ne jure que par la « solidarité » et « l’aide aux victimes », dont il s’imagine qu’elles procèdent d’un sentiment toujours naturel et que Mère Teresa était destinée, comme si elle en éprouvait une évidente jouissance, à aider les pauvres de Calcutta, il est bon pour le monde de connaître combien elle fut seule dans cette mission, et à lutter non seulement contre les injustices sociales mais aussi contre son propre désespoir. « Je ne suis pas Mère Teresa », répond notre coeur outrecuidant quand il est sollicité pour un sacrifice trop grand. Mais Mère Teresa ellemême répond dans ces lettres qu’elle n’était pas Mère Teresa. Mais qu’elle l’est devenue, sans jamais le savoir. Jacques de Guillebon