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Lettres de Turquie
Andréa Santoro
Livre
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Editeur : Le Sarment - Jubilé
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Présentation de l'éditeur
Il d’agit d’un témoignage intense et passionné où les expériences et le vécu de Don Andrea se mélangent à d’intéressantes réflexions à caractère social, politique et culturel ainsi que, bien évidemment, religieux.
En contact avec un univers fortement multiculturel, le Père fait preuve d’une grande ouverture d’esprit et d’une contagieuse envie de découvrir sans préjugés, tout en revendiquant son appartenance à la religion chrétienne ainsi que la nécessité de diffuser le message des Écritures.
Les lettres dont le livre se compose étaient en première page du journal de l’association Finestra per il Medio Oriente. Celles-ci s’adressaient par conséquent à un public plutôt restreint et, on peut l’imaginer, bien ciblé : amis ou tout du moins personnes que Don Andrea connaissait. Cela rend ces pages assez directes et riches en détails sur sa vie quotidienne.
Cependant sa fin tragique, la résonance médiatique que son histoire a eu, pour le moins en Italie, et l’actualité récente rendent ce texte d’un grand intérêt pour un public assez large et diversifié :
- ceux qui désirent connaître un peu plus la vie de Don Andrea et les six ans qu’il a passés en Turquie,
- ceux qui souhaitent se documenter sur la condition des chrétiens en Turquie et sur les rapports entre chrétiens, musulmans et juifs,
- ceux qui désirent se rapprocher de la parole de Jésus en prenant en considération l’exemple de Don Andrea.
Recension
n°193 avril 2008
« Si le grain de
blé qui est tombé
en terre ne meurt,
il reste seul ; mais, s’il meurt,
il porte beaucoup de fruits ».
Cette exhortation divine au
don de soi, ce chemin que le
Christ a montré aux hommes,
Andrea Santoro a tenté de le
suivre tout au long de sa vie.
Non comme un nihiliste bravant
la mort dans un geste
d’orgueil, splendide mais insensé,
donc faux. Mais avec
une confiante espérance en la
miséricorde du Père. Arrivé en
Turquie en juin 2000, ce prêtre
romain y est mort assassiné
en février 2006. Il y a un peu
plus de deux ans.
Durant ces six années,
consacrées à construire « une
fenêtre sur le Moyen-Orient », le
père Santoro a accueilli, autant
qu’il fut accueilli par eux, les
chrétiens et les musulmans de
cette terre d’Asie mineure qui
enfanta Abraham et saint Paul,
avant de recueillir la Vierge
Marie et la première Eglise.
« Ni angélisme, ni témérité,
mais lucidité et courage »,
constate Annie Laurent dans la
préface qu’elle consacre à la
correspondance de ce berger
d’espoir. Des lettres où l’on
perçoit l’édification dure et
progressive de son oeuvre. Il y a
bien sûr la position de l’étranger
sur une terre qu’il ne
connaît pas. Don Santoro en
tire de multiples occasions de
bénédiction. Cet homme
conserve intacte sa capacité
d’émerveillement devant l’oeuvre
de Dieu, qu’il décèle en
toute chose. Il y a également la
position du chrétien en terre
d’islam, sur laquelle « il n’est
pas possible de trouver refuge
parmi la multitude, comme on
peut le faire à Rome ; ici, on est
seul, et tous vous regardent… on
doit être le Christ ! » Et pourtant,
« la croix du Christ n’est
pas facile », écrit-il dans sa dernière
lettre avec une lucidité
extraordinaire, « toujours tentée
par la fascination de l’épée ».
Son martyre est appelé à
éclairer la route de beaucoup,
au premier rang desquels sa
propre mère qui affirma : « La
maman de don Andrea pardonne
de tout coeur à celui qui
s’est armé pour tuer son fils, et
elle éprouve une grande peine
pour lui, car lui aussi est un fils
du Dieu unique qui est amour ».
G.D.