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Lettres de Turquie
Andréa Santoro
Livre
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Année :
2007
Editeur :
Le Sarment - Jubilé
EAN13 :
9782866794453
Notre référence :
28872

Présentation de l'éditeur
Il d’agit d’un témoignage intense et passionné où les expériences et le vécu de Don Andrea se mélangent à d’intéressantes réflexions à caractère social, politique et culturel ainsi que, bien évidemment, religieux.
En contact avec un univers fortement multiculturel, le Père fait preuve d’une grande ouverture d’esprit et d’une contagieuse envie de découvrir sans préjugés, tout en revendiquant son appartenance à la religion chrétienne ainsi que la nécessité de diffuser le message des Écritures.

Les lettres dont le livre se compose étaient en première page du journal de l’association Finestra per il Medio Oriente. Celles-ci s’adressaient par conséquent à un public plutôt restreint et, on peut l’imaginer, bien ciblé : amis ou tout du moins personnes que Don Andrea connaissait. Cela rend ces pages assez directes et riches en détails sur sa vie quotidienne.

Cependant sa fin tragique, la résonance médiatique que son histoire a eu, pour le moins en Italie, et l’actualité récente rendent ce texte d’un grand intérêt pour un public assez large et diversifié :
- ceux qui désirent connaître un peu plus la vie de Don Andrea et les six ans qu’il a passés en Turquie,
- ceux qui souhaitent se documenter sur la condition des chrétiens en Turquie et sur les rapports entre chrétiens, musulmans et juifs,
- ceux qui désirent se rapprocher de la parole de Jésus en prenant en considération l’exemple de Don Andrea.
 


Recension

n°193 avril 2008

« Si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruits ». Cette exhortation divine au don de soi, ce chemin que le Christ a montré aux hommes, Andrea Santoro a tenté de le suivre tout au long de sa vie. Non comme un nihiliste bravant la mort dans un geste d’orgueil, splendide mais insensé, donc faux. Mais avec une confiante espérance en la miséricorde du Père. Arrivé en Turquie en juin 2000, ce prêtre romain y est mort assassiné en février 2006. Il y a un peu plus de deux ans. Durant ces six années, consacrées à construire « une fenêtre sur le Moyen-Orient », le père Santoro a accueilli, autant qu’il fut accueilli par eux, les chrétiens et les musulmans de cette terre d’Asie mineure qui enfanta Abraham et saint Paul, avant de recueillir la Vierge Marie et la première Eglise. « Ni angélisme, ni témérité, mais lucidité et courage », constate Annie Laurent dans la préface qu’elle consacre à la correspondance de ce berger d’espoir. Des lettres où l’on perçoit l’édification dure et progressive de son oeuvre. Il y a bien sûr la position de l’étranger sur une terre qu’il ne connaît pas. Don Santoro en tire de multiples occasions de bénédiction. Cet homme conserve intacte sa capacité d’émerveillement devant l’oeuvre de Dieu, qu’il décèle en toute chose. Il y a également la position du chrétien en terre d’islam, sur laquelle « il n’est pas possible de trouver refuge parmi la multitude, comme on peut le faire à Rome ; ici, on est seul, et tous vous regardent… on doit être le Christ ! » Et pourtant, « la croix du Christ n’est pas facile », écrit-il dans sa dernière lettre avec une lucidité extraordinaire, « toujours tentée par la fascination de l’épée ». Son martyre est appelé à éclairer la route de beaucoup, au premier rang desquels sa propre mère qui affirma : « La maman de don Andrea pardonne de tout coeur à celui qui s’est armé pour tuer son fils, et elle éprouve une grande peine pour lui, car lui aussi est un fils du Dieu unique qui est amour ». G.D.