
![]() |
CatholiqueBernard SichèreLivre
Prix : 19,00 € Disponibilité : Habituellement expédié sous 6 à 10 jours Année : 2005 Editeur : Desclée de Brouwer (DDB) EAN13 : 9782220055695 Notre référence : 11281 Nombre de pages : 160 |
Philosophe, Bernard Sichère poursuit son chemin en dehors des étiquettes réductrices. Lecteur de Heidegger, son ouvrage consacré au philosophe allemand, Seul un Dieu peut encore nous sauver (DDB, 2002), avait été remarqué. La diversité des travaux de Sichère peut surprendre, puisqu’il étend son écriture depuis Barthes jusqu’au catholicisme, en passant par Lacan ou la pensée du Politique. Il pratique simplement la liberté d’être libre : « Le spectre qui hante cette Europe, ce n’est pas le retour des religions […], c’est le nihilisme, c’est la religion féroce de ceux qui ne croient en rien et qui veulent empêcher qu’on croie. Ou plutôt qui croient en un certain nombre d’idoles ». Le ton est donné et ce ton est fort bienvenu, en cette époque où des intellectuels démagogues aux prétentions de philosophie cherchent à transformer les chrétiens en bouc émissaires. Avec Catholique, Sichère donne un bel oeuvre, s’attachant à expliquer en quoi et pourquoi il est catholique. Outre cette profession de foi, le philosophe aborde des thèmes aussi divers que la messe, le pape, la prière, le péché, le pardon ou la résurrection. Et, comme la foi catholique est en dedans du réel, Sichère confronte son christianisme (« une expérience d’être ») avec les grandes questions du monde dans lequel nous vivons : l’Occident, les relations avec les mondes juifs et musulmans, le Mal, le sexe… Dernier axe : le philosophe s’interroge sur le débat autour de la place de la femme dans l’Église ou du célibat des prêtres, rappelant, ça et là, quelques vérités simples. Et la principale est peut être personnelle : « J’écris ce livre pour manifester en quel sens je ne crois pas du tout être une bête curieuse, en quel sens à mes yeux c’est au contraire notre époque avec ses lieux communs qui devrait faire figure d’étrange animal, et pour manifester ma fidélité vis-à-vis de cette très longue mémoire ».
Matthieu Baumier