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Conscience des peuples et laïcite : Réflexions pour un nouveau contrat social
Michel Pinton
Livre
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Editeur : Oeil F-X de Guibert
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Présentation de l'éditeur
Il y a un peu plus de cent ans, l'Europe croyait dur comme fer à l'infaillibilité de la démocratie rationnelle. Elle était certaine de l'imminence du bonheur universel. Un philosophe isolé, Nietzsche, guetté par la folie, lui adressait de fulgurants avertissements cachés dans un fatras d'idées absurdes.
Il s'épouvantait du " meurtre de Dieu " que ses contemporains avaient commis avec tant de légèreté. Il dénonçait en l'Etat d'alors " le plus froid des monstres froids ". En conséquence de cette double menace sur la laïcité, il annonçait " un siècle de grandes guerres " que personne, en 1900, ne voyait venir. L'histoire lui a donné raison. Les prophètes bruyants et honorés du progrès paisible et indéfini n'ont pas compris la réalité du XX° siècle.
Nous aussi, nous devons aller au-delà des apparences de l'immédiat. Le calme de nos jours ordinaires est trompeur.
Ce sont de rudes défis que ceux qui viennent. Ils exigeront des peuples un réexamen et un approfondissement sans complaisance ni faux-fuyants de la part irréductible de leur conscience. Au cœur de cette conscience profonde se trouve une laïcité, subtil et indispensable équilibre entre Dieu et la société, inventée par chaque peuple.
Les nations occidentales qui, par légèreté, se déroberaient devant ce face-à-face, réapprendraient, pour leur malheur, ce qu'elles auraient voulu oublier.
Recension
La Nef n°173
À quoi reconnaît-on un
peuple ? À la conscience qu’il a
de peser sur son avenir. De ce
postulat, Michel Pinton livre un
essai singulier sur la nécessaire
réflexion qui s’impose à chaque
peuple sur son existence et celle
du bien et du mal. À reporter
encore et toujours cet examen de
conscience, la France joue son
avenir.
Car « l’esprit du temps » n’est
pas à la hauteur des enjeux qui
se dressent. Il apparaît nécessaire
de repenser la laïcité française,
« non pas une laïcité bien
mal comprise sous le prisme de
l’idéologie », mais ce délicat
équilibre, propre à chaque
nation, à trouver entre sa raison
collective et sa religion d’origine.
L’un ne peut aller sans
l’autre. Par des tableaux croisant
la France, l’Amérique, Israël et
l’Orient musulman, l’auteur
démontre, avec beaucoup de
talent, l’absurdité d’une soumission
mondiale à « la démocratie
absolue ».
Quelques clefs bien
pensées pour appréhender un
avenir qui s’annonce incertain.
Guillaume Desanges
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