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Etre de droite : un tabou français

Etre de droite : un tabou français

Eric Brunet

Livre
Prix :
18,00 €
Disponibilité :
Habituellement expédié sous 6 à 10 jours

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Année :
2006
Editeur :
Albin Michel
EAN13 :
9782226170835
Notre référence :
23221
Nombre de pages :
269

Présentation de l'éditeur
Qui, en France, ose dire aujourd'hui : "Je suis de droite" ? Quel artiste ? Quel journaliste ? Quel enseignant ? Quel fonctionnaire ? S'affirmer de droite dans un pays, pourtant majoritairement... de droite, expose au risque d'être taxé de "réac", voire de "facho" dans le monde de la culture, dans les salles de rédaction, à l'Education nationale, dans la fonction publique et la plupart des entreprises où il est de bon ton et plus payant de revendiquer son appartenance à la gauche. "Etre de droite" demeure dans de nombreux cas une maladie honteuse. Eric Brunet, journaliste à France 3 et auteur de plusieurs ouvrages dont La Bêtise administrative et 60 millions de cobayes, a voulu briser l'omertà et décrypter les codes, les hypocrisies et les mythes d'un tabou très français. Il a poussé la porte des "lieux interdits à la droite". Il a rencontré des "clandestins idéologiques" qui ont été mis à l'écart pour leurs opinions politiques, jusqu'à voir leur vie sociale et parfois privée brisée parce qu'ils n'étaient pas de gauche. Un voyage paradoxal et stupéfiant dans une France bloquée et sectaire.

 
Recension
La Nef n°173
Ce livre-enquête analyse la responsabilité des militants de gauche dans le blocage social et l’indigence intellectuelle que connaît notre pays. Dans un style décapant, voire mordant, l’auteur, qui est journaliste, conduit le lecteur au sein du monde des médias, de l’Éducation nationale, de la culture (officielle) et de la fonction publique, secteurs verrouillés par les idéologies de la gauche.
Celle-ci impose ses orientations à l’école, à l’université et à la presse, s’octroie le monopole de l’art, cogère l’administration et les entreprises publiques grâce à des syndicats rompus au travail de sape, écarte ceux qui refusent de s’aligner sur ses diktats. Pour cela, tous les moyens sont bons : fabrication de « vérités » à croire, méthodes à adopter obligatoirement, désinformation, recours malhonnête aux amalgames et insinuations, manoeuvres mensongères (la manière dont Bertrand Delanoë s’y est pris pour s’emparer du Festival du cinéma de Paris, dont la fondatrice savait allier créativité et liberté, est particulièrement odieuse), et même violences physiques. Un seul regret : l’absence d’un chapitre consacré à l’Église de France, car comme on le sait, une grande partie de sa hiérarchie, de son personnel et de ses élites succombe elle aussi à ce syndrome décrit par Charles Péguy, opportunément cité en exergue par Éric Brunet : « On ne saura jamais ce que la peur de ne pas paraître suffisamment à gauche aura fait commettre de lâchetés à nos Français ». Annie Laurent