POUR L’UNION ENTRE LES TRADITIONALISTES
« Ut omnes unum sint » (Jn 17)
« Cor unum et anima una » (Act)
POINTS DE REPERE
Pour que nous donnions notre témoignage devant le monde et l’Église, surtout devant ceux qui ne sont pas traditionalistes, pour être des instruments utiles à l’Église et au Saint-Père le Pape dans sa lutte contre la crise actuelle et dans sa réforme doctrinale, morale, disciplinaire et liturgique, nous devons tous être en parfaite communion avec l’Église et en union entre nous. « Vis unita fit fortior » [L’union fait la force]. Pour cette raison, sont nécessaires quatre conditions ou points de repère.
I) IN PRINCIPIIS ET NECESSARIIS, UNITAS: UNITE DANS LES PRINCIPES
I.1. Unité dans la doctrine
Prendre le magistère de l’Église comme « norme prochaine et universelle de la vérité » (Pie XII, Humani generis, 18), c’est-à-dire, adhésion au Magistère pérenne et vivant, extraordinaire et ordinaire, infaillible et non infaillible, quand il enseigne de manière définitive ou non définitive, des vérités concernant la foi et la morale, ou enseigne et émet des normes disciplinaires ou prudentielles, dans la mesure requise par l’Église, en tenant compte de la qualification théologique de chaque document, en évitant toute ombre de libre-examen protestant relativement au Magistère et à la Tradition.
I.2. Subordination et obéissance
Acceptation de l’unité de gouvernement de l’Église, c’est-à-dire du principe de l’unité de l’unique Église catholique, visible et hiérarchique, lequel est l’autorité du Pontife Romain, en lui manifestant la subordination hiérarchique et une vraie obéissance, non seulement dans les questions relatives à la foi et à la morale, mais encore dans celles qui ont trait à la discipline et au gouvernement de l’Église dans le monde entier (Concile Vatican I, Pastor aeternus, 3 ; D 3060). Acceptation du jugement et des décisions du Souverain Pontife, dans toutes les causes de la juridiction ecclésiastique, comme sans appel et indiscutables (Ibid., D 3063), tout en gardant la possibilité de présenter respectueusement ses doutes à l’autorité (C.I.C., canon 212).
I. 3. Acceptation de l’unité de culte de l’Église
Reconnaître comme valides et légitimes les cultes, les rites et leurs formes approuvés par l’Église, seul juge en la matière (C.I.C. can. 820, 841, 1206 et 1208).
I. 4. Amour et préférence pour la forme liturgique extraordinaire de l’unique Rite Romain, et lutte pour sa conservation
I.4.a) non pas parce que le Nouvel Ordo Missae, la messe promulguée par le Saint-Père le Pape Paul VI, serait hétérodoxe ou non catholique, invalide ou illicite, incompatible avec la foi ou peccamineuse. Sa promulgation (la forme, au sens philosophique) est la garantie contre toute irrégularité doctrinale qui aurait pu avoir lieu dans sa confection (matière), quoique elle puisse être améliorée dans son expression liturgique ; et c’est sa promulgation officielle, et non le mode de sa confection, qui en a fait un document du Magistère de l’Église ;
I.4.b) non pour nier l’autorité qu’a l’Église dans la modification et la promulgation des rites (telle que nous l’avons déjà exposée plus haut, I.3) ;
I.4.c) non par esprit de contestation de l’autorité de l’Église ou de rupture de la communion ;
I.4.d) « Évidemment, pour vivre la pleine communion, » nous ne pouvons pas « non plus, par principe, exclure la célébration selon les nouveaux livres. L’exclusion totale du nouveau rite ne serait pas cohérente avec la reconnaissance de sa valeur et de sa sainteté » (Benoît XVI, Lettre aux évêques présentant le Motu proprio Summorum Pontificum, le 7 juillet 2007).
MAIS BIEN :
I.5.a) parce que nous avons le légitime désir, reconnu par le Pape, de conserver la richesse liturgique de ce rite traditionnel de l’Église ;
I.5.b) parce que nous estimons qu’il est la meilleure expression