Une nouvelle étape ?
Editorial
Source : La Nef
n°216 de juin 2010
monde moderne en contact avec les énergies vivifiantes et pérennes de l’Évangile” (Jean XXIII), qu’a eu lieu le Concile Vatican II, au cours duquel l’Église, partant d’une conscience renouvelée de la tradition catholique, prend au sérieux et discerne, transfigure et dépasse les critiques qui sont à la base des courants qui ont caractérisé la modernité, c’est-à-dire la Réforme et les Lumières. »
Ce souci de réconcilier le passé et le présent, Benoît XVI l’applique également à la liturgie, domaine qui, dans les années post-conciliaires, a connu les bouleversements les plus brutaux. C’est pourquoi le pape s’élève contre une pratique de la liturgie actuelle en complète rupture avec celle d’hier, rupture dont on peut se demander parfois si beaucoup ne s’en satisfont pas, de manière à ce qu’il demeure un fossé infranchissable entre les deux formes du même rite romain, ce qui permet de refuser les « enrichissements mutuels » prônés par Benoît XVI, les uns pouvant ainsi continuer à « bricoler » leur propre façon de célébrer, les autres figeant une forme jugée intouchable. Quand il sera possible de célébrer la forme ordinaire de façon orientée, en latin et chantée en grégorien, un grand pas aura été fait pour préparer les esprits à la « réforme de la réforme »…
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(1) Cf. Zenit du 17 mai 2010. (2) Discours à la Curie du 22/12/2005.